NMNM

  • Accueil
  • Expositions
  • Collections
  • Publics
  • Le NMNM
  • Partenaires
  • Presse
    Afin de recevoir les dossiers de presse et visuels disponibles, merci d’écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • e-Shop
    Prochainement...
lundi, 19 juin 2017 16:06

Prêt d'une oeuvre de Christodoulos Panayiotou au Centre Pompidou

Christodoulos Panayiotou, Mauvaises Herbes, 2015 - Mosaïque en pierre naturelle - Collection NMNM N°2016.6.1 - Crédit photo : l'artiste Christodoulos Panayiotou, Mauvaises Herbes, 2015 - Mosaïque en pierre naturelle - Collection NMNM N°2016.6.1 - Crédit photo : l'artiste

Pour son exposition Anarchéologies, le Centre Pompidou a sollicité le NMNM pour le prêt de Mauvaises Herbes, 2015, de Christodoulos Panayiotou.


Cette mosaïque en pierre naturelle est le résultat d’un long travail d’étude et d’observation mené par l’artiste sur les mosaïques mises au jour sur le site archéologique de Kourion à Chypre, où l’on trouve les ruines d’une cité-royaume antique. Bien souvent, les découvertes archéologiques, une fois extraites, documentées et restaurées, sont de nouveau enfouies. Ainsi, elles se retrouvent dans les meilleures conditions possibles pour permettre leur conservation et sont ainsi promises à un autre avenir.
Christodoulos Panayiotou a scrupuleusement étudié la nouvelle surface formée suite à l’enfouissement délibéré de ces mosaïques et a répertorié les mauvaises herbes qui y sont apparues. Ces plantes parasites – courantes dans le paysage chypriote – ont été reproduites à l’échelle 1 :1 à l’aide des techniques originales des mosaïques antiques sur lesquelles elles ont poussé.
Mauvaises Herbes a été présentée pour la première fois à la Biennale de Venise en 2015 – le Pavillon de Chypre y avait présenté une monographie de Christodoulos Panayiotou. L’œuvre couvrait alors le sol du terrazzo à l’intersection de deux salles. Cette installation spécifique suivait la topographie des sites de fouilles et les strates verticales du temps auxquelles les archéologues sont toujours confrontés. Détruire les murs ou le sol d’un bâtiment afin d’en étudier une strate antérieure est une décision souvent prise par l’archéologue dont le domaine scientifique revêt alors une dimension politique et idéologique.


A propos de l'exposition 

« Anarchéologie » réunit des œuvres des artistes Ali Cherri, Christoph Keller, Oliver Laric, Jumana Manna, Amina Menia, Christodoulos Panayiotou, Maria Taniguchi et le collectif Umashankar and the Earchaeologists.

« Tout pouvoir, écrit Michel Foucault, ne repose jamais que sur la contingence et la fragilité d’une histoire ». Le développement de l’archéologie comme « science du commencement », au début du 19e siècle, parle de l’imaginaire des origines qui a accompagné la fondation des États-Nations européens. L’Antiquité avec laquelle conversait l’humanisme de la Renaissance devint alors l’objet d’une culture patrimoniale et d’un récit de civilisation. En témoignent le modèle du musée universel et les collections de moulages, qui aspirent à étendre la connaissance tout en posant le périmètre des beaux-arts. Si cet héritage de l’Occident est aujourd’hui mis en question par la critique postcoloniale, les mythologies du passé demeurent, se déplacent, se reformulent et se trouvent même avivées dans le monde globalisé.

Anarchéologie est un mot composé par Michel Foucault lorsque, dans ses cours au Collège de France à la fin des années 1970, il prolonge sa célèbre Archéologie du savoir à l’aune d’une pensée plus subversive. Le philosophe imagine une anarchie du savoir où investiguer pied à pied les divers régimes de vérité. Par ce mot, il entend avant tout défendre la « non-nécessité du pouvoir comme principe d’intelligibilité du savoir lui-même ». Autrement dit, dénouer savoir et position de pouvoir, une posture qui interroge à part égale les discours dominants et les discours autres.

Les démarches artistiques réunies dans cette exposition touchent de près ou de loin à l’archéologie elle-même. Elles assument avant tout une érosion des certitudes et engagent une méditation visuelle – et sonore – en partant de vérités dépareillées. La radiation du temps et de l’espace dans la condition numérique met sur un même plan la technologie la plus contemporaine et la reprise de métiers anciens. C’est à travers de telles dyschronies que les œuvres interrogent les régimes du savoir et les gestes artistiques.

Lieu : Centre Pompidou, Paris – Niveau 4 - Galerie 0 - Espace prospectif
Dates : Du 15 juin au 11 septembre 2017
11h00-21h00 (fermeture le mardi)
 
Nouveau Musée
National de Monaco
Administration
Monte-Carlo View
8 avenue Hector Otto
98000 Monaco
Tel +377 98 98 19 62
Fax +377 93 50 94 38
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
-
Villa Paloma
56, boulevard du Jardin Exotique
Tel +377 98 98 48 60
-
Villa Sauber
17, avenue Princesse Grace
Tel +377 98 98 91 26
Vous êtes ici : Accueil